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Conférence gesticulée

Cette conférence fait le lien entre le monde de la finance, le monde politique, et celui des médias et de l'armement.

Le tous sous l'humour de deux Daltons bien particuliers

 

La source de l'article de la rtbf.be/info/belgique/detail_elodie-du-mouvement-demo-b-je-ne-sais-pas-si-ce-sont-les-elections-ou-les-gilets-jaunes-qui-ont-le-plus-d-influence

Élodie du mouvement Démo B:

« Je ne sais pas si ce sont les élections ou les gilets jaunes qui ont le plus d’influence »

Pour Élodie, interpeller les candidats et les élus est le dernier moyen "légal et pacifiste" pour amener le changement

Pour Élodie, interpeller les candidats et les élus est le dernier moyen "légal et pacifiste" pour amener le changement. - © Tous droits réservés

C. Cauchie

Publié le mercredi 08 mai 2019 à 08h35

À l’approche des élections, nous avons rencontré plusieurs membres de la société civile pour comprendre ce qu’ils et elles attendaient des élections. Élodie fait partie du mouvement liégeois Démo B. En ce moment, elle met le paquet, elle veut être partout et convaincre un maximum d’élues et d’élus du fait qu’il est temps de passer le flambeau aux citoyens.

   

En sortant du studio de Matin Première, Elodie Doppagne, 25 ans, n’est pas dans sa toute grande forme : « Je suis très enrhumée. Désolée pour cette tête ! » Cela n’empêche pas cette brunette aux lunettes à large monture d’être comme sur des ressorts : « Je me suis levée très tôt et j’ai fait beaucoup de kilomètres pour être là ».

   

Elle a interviewé Bernard Clerfayt (DéFI) ce matin dans le cadre des « Matins citoyens » pour lesquels La Première recherchait des jeunes de la société civile pour interroger les politiques. « C’est une occasion importante de parler du référendum citoyen et de réveiller les consciences. Le public de La Première est un public déjà sensibilisé, donc plus réceptif. » Hors antenne, elle ne lâche pas l’affaire : Bernard Clerfayt ne pourra pas boire son café tranquille.

Après l'émission, le débat continue quand Élodie interpelle Bernard Clerfayt (Défi)

Après l'émission, le débat continue quand Élodie interpelle Bernard Clerfayt (Défi). - © Tous droits réservés

« Une poignée d’élus décide de la vie de tous. Il faut aller contre cette élite »

Avec son père, Elodie porte le mouvement DémoB créé il y a cinq ans. Actifs dans la région de Liège, ils organisent des conférences et sensibilisent au référendum citoyen : « Moi, ça fait deux ans, que j’ai rejoint le mouvement créé par mon père et quelques amis ».

   

D’où lui vient cette fougue ? « En fait, je me suis rendue compte que nos élus ont vendu la Belgique aux banques, que le citoyen n’a aucune place dans le système et qu’il est temps de changer ça.

Je suis éducatrice, je vois des gosses dont les parents doivent se crever pour survivre. Ils n’ont même plus la possibilité d’acquérir une certaine culture qui leur permettrait d’évoluer dans le monde. L’appauvrissement aussi bien culturel que pécunier des gens me révolte.

Je ne peux pas rester assise dans mon divan à me plaindre devant la télé.

Je me bats pour que le référendum soit dans la Constitution et pour qu’une monnaie libre puisse être utilisée par tous les citoyens ».

   

Sur le plateau des 109, la nouvelle émission politique de la RTBF, elle parvient aussi à marteler son message face au candidat MR Georges-Louis Bouchez. « Pour l’instant, ce sont une poignée d’élus qui décide de la vie de tous. Il faut aller contre cette élite qui est toujours la même », nous explique-t-elle. « On parle de crise, mais quand la soi-disant crise dure depuis 50 ans, ce n’est plus une crise, c’est le système qu’il faut changer. »

« Je ne sais pas si ce sont les élections ou les gilets jaunes qui ont le plus d’influence »

Mais sa présence dans les médias n’est que la partie émergée de l’iceberg. « On travaille en réseau avec différents mouvements citoyens. On se réunit pour faire des actions plus importantes. On fait des conférences sur la monnaie libre, on explique le système actuel de création de la monnaie. On va sur les marchés, on sensibilise les gens. On va à la rencontre des députés aussi. »

   

Et l’action semble payante : « Je ne sais pas si ce sont les élections ou le mouvement des gilets jaunes qui ont le plus d’influence. Mais, les citoyens se sont réveillés. Il n’y a jamais eu autant d’engouement autour du référendum ».

   

Elodie a rejoint les gilets jaunes dès le début du mouvement : « Forcément, si je suis contre l’injustice, je suis gilet jaune. On mène des actions ensemble ». Avec plusieurs d’entre eux, Elodie a participé à la Commission de modification de la Constitution (« du grand n’importe quoi, au passage »), va dans les meetings politiques interpeller les élus. « On fait aussi des ateliers constituants où les gens peuvent venir s’entraîner à manipuler la Constitution. On rassemble les idées de chacun pour rédiger un nouvel article 39bis. Après, on soumettra ces propositions aux députés de la prochaine législature. »

Élodie attend de pied ferme les participants à ce meeting d'un parti politique traditionnel.

© Tous droits réservés

« Je boycotte les élections car je ne veux pas qu’on décide à ma place »

Avec d’autres mouvements citoyens, Démo B a lancé une campagne « Interpelle ton élu ». Plus de 600 messages ont été envoyés à différents responsables politiques par les supporters : « Et on a reçu des réponses des politiques ! Alors qu’aux communales, seuls, on n’avait jamais eu de réponses. » Comment met-on la pression ? « On fait des vidéos pour les réseaux sociaux. Les gens, au moment des élections, ont une attention particulière. » Est-ce que ça fonctionne ? « Les gilets jaunes me reconnaissent dans les rassemblements et commencent à s’intéresser au référendum. Il y a 19.000 vues sur la vidéo, il y a un engouement, tout de même. »

   

Et elle, quelles cases cochera-t-elle le 26 mai dans l’isoloir ? « En Belgique, il y a plus ou moins 20% des gens qui votent blanc, nul ou ne votent même pas. Moi, à l’heure actuelle, je suis dans ces 20%, je boycotte car je ne veux pas donner le pouvoir à des personnes qui vont décider à ma place. Ces 20% devraient être représentés par des sièges vacants aux Parlements que les citoyens pourraient occuper à tour de rôle, selon le tirage au sort. »

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