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Référendum d'Initiative Citoyenne

Pour voter les grandes orientations du pays

Objectif RIC en Belgique

La Belgique, une Démocratie ?

 

La Belgique n’est pas une démocratie au sens étymologique du mot.

Démocratie en grec, cela veut dire démos→peuple et cratos→pouvoir : Le pouvoir au peuple.

    

Depuis la création de notre pays, le peuple n’a jamais eu ce pouvoir de décider.

Dès le départ, c’est une aristocratie qui a été mise en place.

Aristos→meilleurs et cratos→pouvoir : Le pouvoir aux meilleurs.

    

Cette aristocratie s’est muée en oligarchie : “Accaparement d'un pouvoir ou d'une autorité, par une minorité”(définition du Larousse).

    

Depuis maintenant quatre décennies, cette oligarchie a glissé lentement mais sûrement vers

la Ploutocratie actuelle : Ploutos→dieu de la richesse et cratos→pouvoir. Le pouvoir aux riches.

La définition du dico : “Système dans lequel le pouvoir politique est dévolu aux détenteurs de la richesse”.

Il faut savoir que derrière les élus qui sont, ou ont été au premier plan, IL Y A TOUJOURS LE MONDE DE LA FINANCE.

  

Ce système est en place à peu près partout !

Par exemple, lors de la révolution française, la monarchie a également fait place à l’aristocratie.

D’ailleurs, Emmanuel Sieyès disait clairement : ‘’La France n’est point, et ne peut être une démocratie‘’.

Et il y a encore ce fils de magistrat qui était conseiller auprès du parlement de Bordeaux, Montesquieu.

Il a  dit : « le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie, Le suffrage par le choix est de celle de l’aristocratie ».

Signature de la première constitution Belge
L'agora Athènienne est le lieu où les citoyens décidaient des lois

La Démocratie a-t-elle existé un jour ?

 

Oui, il y a bien longtemps, à Athènes, 5 siècles avant JC et durant plusieurs siècles.

Le pouvoir était réellement détenu par le peuple.

    

Il y avait L’Agora. C’est l’endroit où les citoyens débattent et votent les lois et les déclarations 

de guerre. Aujourd’hui, ce serait notre parlement rempli de tous les citoyens belges.  À L’Agora, les citoyens débattent et décident des lois, nomment les stratèges (chefs de régiments) et tirent au sort le gouvernement et les magistrats. Ces gouvernants et magistrats sont appelés La Boulê.

    

La Boulê exécute les décisions prises par les citoyens. Elle administre la cité, examine les projets de lois que l’Ecclésia (les citoyens) décide.

C’est l'équivalent du gouvernement actuel, à la différence qu’à l’époque le gouvernement exécutait ce que les citoyens décidaient. Aujourd’hui le gouvernement fait ce qu’il veut.

   

Une fois par an, les citoyens évaluaient le travail des tirés au sort, et ils punissaient ceux qui auraient abusé de leur pouvoir !

Et jusqu’à ce que Philippe de Macédoine la remplace par une oligarchie après avoir gagné la guerre face aux Athéniens, Athènes était belle et bien une démocratie.

Le mot "Démocratie", une insulte, un épouvantail !

 

Jusqu’au milieu du 19ème siècle, le mot ‘démocratie’ était un gros mot.

Il était utilisé pour faire peur, ou encore pour insulter.

    

C’est Andreou Jackson qui a changé le sens de ce mot. En 1828, ce juriste est le premier

à se proclamer « Démocrate » alors que le mot démocratie était encore une insulte.

Il s’est présenté aux élections comme étant le candidat des petites gens face aux élites.

C’est comme ça qu’il est devenu président des Etats Unis d’Amérique.

Un véritable coup de marketing avant l’heure, j’vous l’dis.

   

15 ans plus tard, tous les candidats auront fait de même. Ils se diront tous DÉMOCRATES.

Mais sans devenir président pour autant...

    

Aujourd’hui, ce mot, démocratie, est devenu sacré, intouchable. Il ne désigne plus un système politique qui fait peur, mais plutôt un melting-pot d’idéaux, dont chacun peut, voire doit, se réclamer !
C’est un mot qui a été vidé de son sens. Chacun a sa définition !

Posez la question autour de vous, et vous verrez que chacun apporte sa nuance !

Le mot "Démocratie" était un gros mot, une insulte au 19e siècle. C'était un épouventail
Dès la première constitution belge, la démocratie a été confisquée au peuple

Démocratie & Constitution

 

Ah, cette constitution ! Ce truc-là, c’est comme une notice de médocs…

Tout le monde devrait la lire, et pratiquement personne ne le fait ! 

Peut-être que tout le monde devrait la lire, mais à quel moment de notre vie nous explique-t-on l’importance de connaître ce document fondamental dans notre démocratie ?

Est-ce expliqué à l’école ? Peut-être que les médias parlent de cette importance ?

Peut-être en parle-t-on ailleurs ? Eh bien, NON !

Voici un article qui consacre l’impuissance du citoyen, l’art.36. Cet article traite du pouvoir.

“Le pouvoir législatif fédéral s'exerce collectivement par le Roi, la Chambre des représentants et le Sénat”. Pas de trace du peuple.
Quand on nous parle de Démocratie représentative. Cela frôle l’Oxymore. C’est comme dire ;

Ce silence est assourdissant !

Le mot "politique", un mot dévoyé !

 

Selon  Platon : «Faire de la politique, c’est jouer un rôle actif dans la vie publique».

Selon Aristote : «La politique est fondée sur la morale…».

    

Vous pourriez dire ; «Ahahah, Politique et Morale ! La bonne blague !»

Encore une définition trouvée dans un livre de philosophie politique : “Faire de la politique

c’est entretenir le lien social. Et donc, faire l’amour c’est faire de la politique”.

C’est quand même la plus agréable définition, non?

    

Anecdote d’Elodie : Quand j’ai rencontré Charles Michel avec les GJ, il a commencé par

sa phrase “les citoyens sont trop dans l’émotion pour prendre des décisions”.

Lorsque je lui parle de la technique de création monétaire et des conséquences que cela

engendre sur notre démocratie (l’oligarchie), c’est lui qui a commencé à s’énerver et qui répond avec ses émotions !!

C’est celui-là même qui a dit qu’il ne toucherait pas aux pensions. Je n’ai pas la même image du mot politique ? Le mot politique me fait plus penser à politicien, profiteurs, tous les mêmes. Bref, à tout mais pas à un mot noble !

    

Réponse à Elodie : Il y a confusion entre le sens étymologique du mot politique avec ce qu’en ont fait les hommes politiques.

Ceux-là même qui décident de notre vie au quotidien. Dans quelles conditions nous travaillions, où nous pouvons habiter, ce que l’on peut manger, si on peut demander l’euthanasie. Quand l’on pourra partir à la retraite, ou encore comment nous chauffer (ou pas)...

Ils décident aussi ce que nos enfants apprennent à l’école. Et tout cela, sans jamais nous demander notre avis.

Nous pourrions dire : «Mais on va voter tous les 5 ans ?!» Mais c’est faux ! Nous ne votons pas. Nous élisons. Et en plus, le choix que nous avons, nous est imposé par les partis…        

En Suisse ils votent. Ils décident sur des points concrets qui touchent leur vie de tous les jours. C’est la votation !

Est-ce Platon ou Aristote ?
En Belgique, nous élisons des maîtres qui votent à notre place

Elections ou Votations ?

 

En Suisse ils votent. Ils décident sur des points concrets qui touchent leur vie de tous

les jours. C’est la votation !

Des suisses nous expliquaient que dans leur canton cela se déroulait quatre fois par an,

et que c’est sacré pour eux. Ils y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux !

Nous, nous choisissons nos Maîtres, nos dirigeants, qui décident tout pour nous.

En Belgique, il y a un véritable show médiatique avant les élections. Et puis, après l’élection,

plus rien ! Après ce show de quelques semaines…  nous n’avons plus rien à dire.

Et même quand nous gesticulons dans les rues, ou autour des ronds-points, rien n’y fait.

Par exemple, la ministre qui accompagnait les 75.000 manifestants qui sont descendus

dans la rue pour réclamer des mesures en faveur du climat. Le lendemain de cette manif,

cette ministre s’en va à la COP 24 pour dire non à de telles mesures. Cette ministre a dit non parce qu’un des partis de la majorité en place à l’époque n’en voulait pas !

Vous pourriez vous dire : « Un parti ?  Ce n’est pas dans notre constitution, ça ! »

Il y a confusion entre les Référendul d'initiative citoyenne (RIC) et gouvernemental (RIG)

RIC ou RIG ?

 

De nombreux groupes défendent le référendum. Mais il y a référendum et référendum…

Par exemple, ceux qui ont eu lieu en France  et en Angleterre. C’est une des utilisations

du référendum, mais que seuls les élus peuvent utiliser. Celui-là s’appelle le RIG.

Le Référendum d’Initiative Gouvernementale.

Les élus sont tellement éloignés de la vie réelle que quand ils déclenchent ce type

de référendum, ça leur pète à la figure. Les votes vont chaque fois contre ce que ces élus

veulent ; Traité de Maastricht, Brexit,.… On peut considérer ce RIG comme étant

un faux référendum.

Celui que DémoB promeut, c’est le RIC. Le Référendum d’Initiative Citoyenne.

Seul le citoyen peut utiliser ce référendum. Il lui permet d’intervenir si le besoin s’en fait ressentir.

Ce référendum est décisionnaire. Ce qu’il y a de bien avec cet outil, c’est que le citoyen peut prendre la main quand il le faut, sans pour autant s’engager en politique.

Avec cet outil, les 75000 citoyens qui réclamaient une politique en faveur du climat, auraient la possibilité d’obliger nos représentants à agir?!

Évidemment, à condition que la majorité des citoyens y soient favorables. Ce dont je ne doute pas !

Et ce référendum est encore plus vertueux. Le “tous pourris” souvent exprimé, est excessif.

De nombreux élus se sont engagés par conviction. Mais ils doivent accepter ce qui est appelé la “discipline de partis”.

En un mot comme en cent, ils n’ont rien à dire.

Avec le RIC, ces élus pleins d’idéaux pourront peser au sein de leur parti si leurs propositions récoltent le soutien du public.

Et donc, ils pourront agir de l’intérieur...

Pour DémoB | Le Réferendum en toutes matières

4 formes de Référendum d’Initiative Citoyenne

 

De nombreuses formes de référendum existent. Et d’autres pourraient encore voir le jour

(DémoB a d’ailleurs quelques suggestions).

Voici les quatre formes qui pourraient être utilisées pour imposer toutes les autres formes.

    

Il y a le Référendum Législatif. Il permet au citoyen de proposer un projet comme

par exemple, prévoir des parkings de délestage gratuit pour les voitures autour des grandes

villes, avec une ligne de transports en commun qui les dessert. Si ce projet est approuvé

par une majorité de citoyens, les pouvoirs concernés sont obligés de le mettre en place.

    

Puis, il y a le Référendum Abrogatoire. Lui, il permet aux citoyens d’obliger les élus

à supprimer une loi. Par exemple pour la pension à 67 ans. Aucun parti n’en voulait avant

les élections. Et une fois élus, les quatre partis au pouvoir l’ont installé au grand dam de la majorité de la population.

Avec ce référendum, nous pourrions les obliger à retirer cette loi.

    

Ensuite il y a le Référendum Révocatoire. Il nous permettra de révoquer un ou des élus qui ont renié leurs engagements. A-t-on besoin de vous l’expliquer…

    

Et la dernière forme de RIC, qui semble être la plus importante,  c’est le Référendum Constituant. Lui, il permet au citoyen de rédiger les règles que les différents pouvoirs doivent respecter. C’est, entre autre adapter la constitution aux réels besoins des citoyens, plutôt que de laisser cette tâche à des apprentis sorciers.

    

En bref, Législatif pour proposer une loi, Abrogatoire pour s’opposer à une loi, Révocatoire pour virer un élu, et Constituant pour changer les règles.

Le RIC permet de contrôler les errements de nos gouvernants, mais surtout de prendre le contrôle de nos vies, de notre commune, de notre pays.

La question royale utilisée comme épouventail du 21ème siècle en Belgique

Une clé pour ouvrir la Belgique au R.I.C. 

 

Pour introduire cet outil qu’est le RIC dans le fonctionnement de nos institutions le rendant

ainsi réellement démocratique, nous pourrions travailler sur plusieurs articles de

notre constitution.

Tels que les 33, 36, 39bis, 46, ou encore le 65. Des groupes de citoyens le font d’ailleurs

à travers les ateliers constituants.

Toutes les alternatives sont bonnes, voir même complémentaires.

Mais quel que soit l’article utilisé, cela passera invariablement par la modification de notre

notice de médicaments qu’est la Constitution !

Le RIC reste à être écrit par les citoyens en Belgique

Le Référendum n’existe pas en Belgique. L’histoire fait peur…

 

Les élus mettent en garde les citoyens sur l’utilisation du référendum en prenant l’exemple

de la question royale en 1950.

La réalité, c’est que pour la question Royale, les partis se disputaient entre eux.

Et comme le RIG en France ou en Angleterre, ils ont utilisés une stratégie qui leur a

pété à la figure. Ils ont organisés une consultation populaire simultanée dans chaque province.

Ceux-ci nous brandissent aussi le retour de la peine de mort.

Rappelez-vous juste qui l’a introduit avant de l’abroger plusieurs décennies plus tard…

Ou encore que le RIC, c’est la porte ouverte à la séparation du pays.

Où en sommes-nous aujourd’hui sans cet outil ?

Le RIC permettra enfin aux citoyens de décider ensemble de ce qu’ils veulent comme état !

L’article 39bis ; l’article « Cause toujours »

 

DémoB a choisi d’utiliser l’art.39bis pour introduire le Référendum d’Initiative Citoyenne.

C’est celui qui actuellement définit la consultation ‘cause toujours’, qui est aussi

appelée ‘consultation populaire’.

Lors d’ateliers constituants, nous avons travaillé sur la modification de cet article.

Le résultat est ICI.

Pour modifier cet article, il est impératif de le placer sur la liste d’articles à réviser

à la fin de la législature. Ce fut le cas lors des élections de mai 2019.

Il faut aussi qu’une double majorité l’approuve à la chambre ET au sénat.

Ce fut également le cas.

Ensuite le gouvernement en place doit ratifier cette liste. Ce fut le cas jusqu’en mai 2019.

C’est un gouvernement d’une part démissionnaire, et d’autre part minoritaire, qui a refusé cette ouverture démocratique en le retirant de la liste. Bonjour la démocratie…

La dictature, c'est "ferme ta gueule" et la démocratie c'est "cause toujours" | Coluche

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